Aller au contenu
RE2020 Expert 06 52 89 32 43 Devis rapide
  1. Accueil
  2. Guides
  3. Comment choisir un bon artisan : les bonnes précautions

Comment choisir un bon artisan : les bonnes précautions

Une belle assurance et un bon tampon ne font pas un bon artisan. Ce qui sauve un projet, c'est quelqu'un qui sait faire. Voici comment le reconnaître, avant de signer.

L'essentiel

Une assurance ne prévient pas le problème : elle protège après coup. La preuve : en 2025, l'assurance construction a versé 2 359 millions d'euros pour des chantiers pourtant assurés. Quand on construit, on veut finir son projet, pas entrer dans des procédures. Évaluez plutôt son expérience, son historique et ses relations.

Rédigé par le bureau d'études thermiques RE2020 Expert, depuis 2016 · Mis à jour le 17 octobre 2026

Informations générales, chiffres publiés par le Sénat, France Assureurs, l'ACPR et l'Agence qualité construction, vérifiés le 17 octobre 2026. L'assurance décennale reste obligatoire pour les entreprises de construction.

Sommaire
  1. Le mot de Samir, fondateur du bureau d'études
  2. Un papier prouve une chose, pas plus
  3. Vos leviers : ce qui fait vraiment bouger un chantier
  4. La preuve par les chiffres
  5. Laisser sa chance à un nouveau
  6. Ouvert à tous les bons ouvriers
  7. Les bons réflexes
  8. Ce que disent les textes officiels
  9. Questions fréquentes

Le mot de Samir, fondateur du bureau d'études

Ce que je dirais à un ami

Les papiers ne font pas le bon artisan

  • Si je suis artisan et que je viens avec une belle assurance et un bon tampon, ça ne prouve pas que je travaille bien.
  • Une assurance ne prévient pas le problème : elle essaie d'apporter une solution, après. Et pendant ce temps, votre projet est à l'arrêt.
Ce qui compte vraiment

Ce qui sauve un projet

  • Vous voulez finir votre maison, pas passer des années en expertises et en procédures.
  • Ce qui sauve un projet, c'est un artisan qui sait faire. Demandez les papiers, c'est normal. Puis allez voir ses chantiers.

Un papier prouve une chose, pas plus

Chaque papier qu'un artisan vous montre prouve une chose précise. Aucun ne prouve qu'il travaille bien. Pour le savoir, il faut regarder son travail. C'est vrai aussi pour nous, bureau d'études.

Ce qu'on vous montreCe que ça prouve vraimentCe qu'il faut demander en plus
L'attestation d'assurance décennaleQu'il est assuré cette année. Pas qu'il travaille bien.À voir deux ou trois maisons qu'il a terminées
Le Kbis (la carte d'identité de l'entreprise)Que l'entreprise existe.Le numéro d'un ancien client, pour l'appeler
Une qualification (RGE, par exemple)Qu'il a suivi une formation et passé un contrôle, un jour.Des photos de ses chantiers pendant les travaux, pas seulement une fois finis
Un beau devisCe qu'il promet.Que tout soit écrit : ce qui est compris, et ce qui ne l'est pas
La promesse d'un service après-venteRien, tant qu'on ne l'a pas vu revenir.À un ancien client : « Est-il revenu quand il y a eu un souci ? »

Vos leviers : ce qui fait vraiment bouger un chantier

Vous n'avez pas besoin d'être du métier. Vous avez trois leviers, et ils suffisent.

Levier n° 1

Le paiement

  • Vous payez une étape quand vous l'avez vue faite. Pas avant.
  • Un petit acompte au départ, puis un paiement par étape visible : fondations, murs, toit. C'est écrit dans le devis avant de signer.
  • Tant que l'étape n'est pas faite comme prévu, le paiement attend. C'est le levier le plus puissant que vous ayez.
Levier n° 2

L'écrit

  • Ce que vous attendez, écrivez-le : ce qui est compris, ce qui ne l'est pas, les dates.
  • L'artisan peut très bien faire quelque chose qui lui convient, mais qui ne vous convient pas à vous. Sans écrit, chacun a raison.
  • Ne vous lassez pas d'écrire : un message après chaque échange important suffit.
Levier n° 3

Les photos

  • C'est votre chantier, c'est votre maison : vous photographiez quand vous voulez. Vous n'avez pas à demander la permission.
  • Photographiez chaque étape avant qu'elle soit cachée : fondations, réseaux, isolation. Une photo datée met tout le monde d'accord.
Avant de signer

Évaluer son historique

  • Allez voir deux ou trois chantiers qu'il a terminés, et appelez un ancien client.
  • Demandez son attestation décennale de l'année du chantier.
  • Un artisan qui travaille bien n'a aucun problème à montrer ce qu'il a fait.

Payer ses artisans : acompte, avancement, réception Ce que doit contenir un devis

La preuve par les chiffres

2 359 M€versés en 2025 par l'assurance construction, pour des chantiers assurés
4 ans ½pour régler la moitié des sinistres, avant la loi de 1978
46,4 %seulement, récupérés ensuite auprès des assureurs des entreprises

En 2025, l'assurance construction a versé 2 359 millions d'euros. Ces chantiers étaient assurés, et les problèmes ont eu lieu quand même : l'assurance ne prévient pas, elle protège après coup.

Et l'après-coup peut être long. La dommages-ouvrage a été créée en 1978 parce que, sans elle, la moitié des sinistres mettait quatre ans et demi à être réglée. Aujourd'hui encore, l'assureur dommages-ouvrage ne récupère en moyenne que 46,4 % de ce qu'il avance.

La prévention, elle, fonctionne : les désordres de fondations sont passés de 6,2 % à 1,4 % des cas en maison individuelle en vingt-cinq ans, avec une meilleure prise en compte du sol.

Chiffres : France Assureurs (2025), Sénat, rapport Pillet (1977), ACPR (2018), Agence qualité construction (2026). L'assurance décennale et la dommages-ouvrage restent obligatoires.

Laisser sa chance à un nouveau

Si personne ne fait jamais confiance à un artisan qui débute, personne n'aura jamais d'historique. Il faut bien commencer quelque part.

La bonne méthode : confiez-lui d'abord un petit ouvrage, sur lequel une erreur ne met pas votre maison en danger.

  • des marches d'escalier extérieures ;
  • une petite terrasse ;
  • une dalle en béton pour le garage ou le parking extérieur.

Et appliquez les trois leviers, encore plus qu'avec un habitué : un échéancier très précis, ce que vous attendez écrit noir sur blanc, et aucun paiement avant d'avoir vu le résultat. Suivez le travail de près. S'il réussit, vous avez trouvé un artisan, et lui, une première référence.

Vous pouvez aussi chercher quelqu'un qui est déjà recommandé par une personne de confiance.

Ouvert à tous les bons ouvriers

Un artisan expérimenté, ou un particulier qui construit lui-même avec soin, peut montrer son travail. Les photos des étapes, les chantiers terminés et le SAV tenu parlent pour lui. Ces preuves l'aident aussi à s'assurer.

Les bons réflexes

À faire

  • payer chaque étape quand vous l'avez vue faite ;
  • écrire ce que vous attendez, avant de commencer ;
  • photographier chaque étape avant qu'elle soit cachée ;
  • voir un chantier terminé et appeler un ancien client ;
  • confier un petit ouvrage à un nouveau avant un gros.

À éviter

  • payer une grosse partie d'avance ;
  • choisir sur le seul prix, ou sur les seuls papiers ;
  • laisser des postes « à voir sur place » dans le devis ;
  • confier toute sa maison à quelqu'un dont on n'a vu aucun travail.

Tuile cassée, petite fuite après travaux : qui paie ? Trouver un pro près de chez vous

Vous faites construire ? Toutes les études d'une maison neuve, d'après votre adresse.

Ce que disent les textes officiels

Code des assurances, article L241-1 : l'entreprise qui construit doit être assurée en responsabilité décennale à l'ouverture du chantier. Article L242-1 : le maître d'ouvrage souscrit la dommages-ouvrage avant l'ouverture du chantier ; l'assureur répond dans les 60 jours et fait son offre dans les 90 jours.

Informations générales. Les textes officiels font foi.

FAQ

Questions fréquentes

Comment choisir un bon artisan ?
Évaluez son historique : allez voir deux ou trois chantiers qu'il a terminés et appelez un ancien client. Demandez sa décennale de l'année. Puis gardez vos leviers : paiement par étape vue, tout par écrit, photos à chaque étape.
Une attestation décennale suffit-elle à choisir un artisan ?
Elle prouve qu'il est assuré pour ces travaux, à cette date. Elle ne dit rien de la qualité de son travail : ce sont ses chantiers qui le montrent.
Comment vérifier l'attestation décennale d'un artisan ?
Elle doit être valable à la date d'ouverture du chantier et couvrir les travaux du devis. Demandez celle de l'année du chantier.
Faut-il demander à l'artisan la permission de photographier le chantier ?
Non. C'est votre chantier et votre maison : vous photographiez quand vous voulez. Une fois cachés, les fondations, réseaux et isolants ne se voient plus ; la photo datée met tout le monde d'accord.
Peut-on faire confiance à un artisan qui débute ?
Oui, en commençant petit : des marches, une petite terrasse, une dalle de garage. Échéancier précis, attentes écrites, et aucun paiement avant d'avoir vu le résultat.
L'assurance ne suffit-elle pas à me protéger ?
Non. Elle est obligatoire, et elle intervient après un dommage, parfois au bout de longues démarches. Elle ne l'empêche pas. Ce qui l'empêche, c'est un artisan qui sait faire : allez voir ses chantiers.

Être rappelé par votre expert

Laissez votre numéro : votre expert vous rappelle du lundi au vendredi, de 9 h à 19 h. Gratuit et sans engagement.

Ou appelez maintenant : 06 52 89 32 43
Quand préférez-vous être rappelé ?
Votre numéro sert uniquement à vous rappeler.